Ce site pro-ana est spécialement fait pour les personnes souffrant de TCA

Article de loi :

Voici l'article de loi contre les sites pro-ana :

  

La proposition de loi UMP rendant l'incitation à l'anorexie passible de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende a été adoptée mardi.
"Notre pays doit avoir les moyens de poursuivre et de condamner ceux qui se cachent derrière de tels sites", a plaidé Roselyne Bachelot.



L'Assemblée nationale a approuvé mardi, en première lecture, la proposition de loi UMP réprimant l'incitation à l'anorexie, y compris sur internet. Désormais, "le fait de provoquer une personne à rechercher une maigreur excessive" sera passible d'une peine maximale de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende. Le texte présenté par l'élue des Bouche-du-Rhône Valérie Boyer faisait suite aux polémiques sur la maigreur excessive des mannequins, et notamment à l'interdiction, en septembre, d'une publicité d'une marque de vêtements mettant en scène une jeune anorexique.

La proposition de loi, qui doit être encore soumise à l'examen du Sénat, a pour objet de créer "une incrimination spécifique de la provocation" à l'anorexie. Avec de possibles circonstances aggravantes : la peine peut ainsi être portée à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, s'il apparaît que "cette provocation a entraîné la mort de la personne concernée". Pour lutter contre les sites "pro-ana" (pro-anorexie) sur internet, il est également stipulé qu'est punie de deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende "la propagande ou la publicité, quel qu'en soit le mode, en faveur de produits, d'objets ou de méthodes préconisés comme moyens de parvenir à une maigreur excessive ayant pour effet de compromettre directement la santé".

"Un enjeu décisif de santé publique"

Le texte, inscrit dans une séance réservée au groupe UMP, a été approuvé avec les seules voix UMP, auxquelles s'est jointe la députée PS de Gironde Michèle Delaunay. Face aux réticences de la gauche, les groupes PS et GDR (PCF-Verts) ayant regretté le côté "réducteur, voire inutile" de la proposition de loi UMP, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a dénoncé "les messages de mort" diffusés impunément sur internet, en apportant le soutien du gouvernement au texte.

Roselyne Bachelot s'en est vivement pris aux sites "pro-ana" : "Donner les conseils aux jeunes filles pour mentir à leurs médecins, leur indiquer les aliments les plus faciles à régurgiter, les inciter à se mortifier après toute absorption de nourriture ne relèvent pas de la liberté d'expression", a-t-elle fait valoir. "Notre pays doit avoir les moyens de poursuivre et de condamner ceux qui se cachent derrière de tels sites". Pour elle, la proposition de loi "apporte une réponse adaptée à un enjeu décisif de santé publique" et constitue "une avancée importante dans la lutte contre l'anorexie", une "maladie qui n'est pas toujours reconnue comme telle", car dans l'anorexie "la pulsion de vie est absorbée par la pulsion de mort". Selon le rapport de Valérie Boyer, entre 30.000 et 40.000 personnes seraient atteintes d'anorexie en France, dont environ 90% de femmes, avec deux pics de déclenchement à 12-13 ans et à 18-19 ans.

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29/05/2008
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